(Numéro 47 - Cyberdiffusion du 02-12-2001)

LE MOT DE LA SEMAINE EST :  Liberté

Un mot que beaucoup portent en étendard sans très bien savoir, cependant, quand et comment l'utiliser à bon escient.
À la Révolution de 1830 comme à celle de 1848, la mode, car les révolutions ont leurs modes, voulut que chacun portât dans la rue des rubans tricolores à la boutonnière. L’académicien Brifaut était sorti sans s’être conformé à l’étiquette. On l’apostrophe bientôt :
- Citoyen, pourquoi ne portes-tu pas l’insigne de la liberté ?
- Parce que je suis libre, citoyen.
Lorédan Larchey - L’Esprit de tout le monde

"En Angleterre, tout est permis sauf ce qui est interdit; en Allemagne, tout est interdit sauf ce qui est permis; en France, tout est permis, même ce qui est interdit; en URSS, tout est interdit, même ce qui est permis."
Winston Churchill

« C'est à cause de la parole que les hommes donnent l'illusion d'être libres. S'ils faisaient - sans un mot - ce qu'ils font, on les prendrait pour des robots. En parlant, ils se trompent eux-mêmes, comme ils trompent les autres : en annonçant ce qu'ils vont exécuter, comment pourrait-on penser qu'ils ne sont pas maîtres de leurs actes ? »
Emil Cioran (1913,1995) - De l'inconvénient d'être né

« Les Français vont instinctivement au pouvoir ; Ils n'aiment pas la liberté ; l'égalité seule est leur idole. »
Chateaubriand (1768-1848) - Mémoires d'outre-tombe

« On n'est jamais si bien asservi que par soi-même.  »
Gilbert Cesbron
 
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LES ECHOS DE LASEMAINE DERNIERE : Informatique
Quelques ordinateurs et quelques humains ont envoyé des réponses :
"La révolution informatique fait gagner un temps fou aux hommes, mais ils le passent avec leur ordinateur !"
Khalil Assala - envoi de Béatrice D.

"En informatique, il faut faire comme les canards, paraître calme en surface et pédaler comme un fou en dessous."
anonyme - envoi de petite Delph.

"Le vrai danger, ce n'est pas quand les ordinateurs penseront comme les hommes, c'est quand les hommes penseront comme les ordinateurs."
Sydney J. Harris
 
ET POUR FINIR
C'est un couple de vieux fermiers qui participe à la remise des prix d'un concours de taureaux. Présentateur : 3ème prix, le taureau Gédéon, 3 ans, 3 saillies par jour.
La dame en donnant du coude à son mari, lui dit:
" Tu as entendu, 3 fois par jour. "
Présentateur : 2ème prix, le taureau Olivier, 5 ans, 6 saillies par jour.
La dame redonne du coude à son mari et dit:
" Tu as entendu, 6 fois par jour."
Présentateur : 1er prix, le taureau Gérard, 6 ans et demi, 9 saillies par jour.
La dame répète le même geste et dit:
" Tu as entendu, 9 fois par jour et ça c'est sans viagra. "
Notre bonhomme s'adresse au présentateur et lui dit:
" Notre Gérard à 9 fois par jour, c'est avec la même vache? "
Et le présentateur lui répond:
" Bien sûr que non."
Notre bonhomme donne du coude à sa femme et lui dit: " Tu as entendu."
 
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POST-SCRIPTUM
J'ai bien envie de poursuivre cette rubrique Post-Scripum pour y placer des textes un peu plus longs ou quelques poésies. Ainsi placés, personne n'est obligé de lire. Ceux qui aiment peuvent me le faire savoir.
Je mets donc un texte de Boris Vian qui me fascine, chaque fois que je le lis, à cause de sa puissance évocatrice. Et puis vous pouvez l'essayer en dictée entre amis pour les longues soirées d'hiver.
"Le jardin s'accrochait partiellement à la falaise et des essences variées croissaient sur ses parties abruptes, accessibles à la rigueur, mais laissées le plus souvent à l'état de nature. Il y avait des calaios, dont le feuillage bleu violet par-dessous, est vert tendre et nervuré de blanc à l'extérieur; des ormandes sauvages, aux tiges filiformes, bossuées de nodosités monstrueuses, qui s'épanouissaient en fleurs séches comme des meringues de sang, des touffes de rêviole lustrée gris perle, de longues grappes de garillias crémeux accrochés aux basses branches des araucarias, des sirtes, des mayanges bleues, diverses espèces de bécabunga, dont l'épais tapis vert abritait de petites grenouilles vives, des haies de cormarin, de cannais, des sensiaires, mille fleurs pétulantes ou modestes terrées dans des angles de roc, épandues en rideaux le long des murs du jardin, rampant au sol comme autant d'algues, jaillissant de partout, ou se glissant discrètes autour des barres métalliques de la grille. Plus haut,le jardin horizontal était divisé en pelouses nourries et fraîches, coupées de sentiers gravelés. Des arbres multiples crevaient le sol de leurs troncs rugueux."

Boris Vian - L'écume des jours
BONNE SEMAINE



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