(Numéro 137 - Cyberdiffusion du 11-01-2004)

LE MOT DE LA SEMAINE EST :  "mode"





La mode, préoccupation envahissante du présent.

"C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde : cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas."
Paulo Coelho
Veronika décide de mourir
"Car les modes changent, étant nées elles-mêmes du besoin de changement."
Marcel Proust (1871-1922)
A l'ombre des jeunes filles en fleurs
Mais il faut aussi tenir compte de Michel Tournier :
"L'éphémère n'est pas forcément méprisable."
Michel Tournier
LES ECHOS DE LASEMAINE DERNIERE : "cadeau"
Très joli texte reçu avec une carte de vœux et je vous le fait partager.
"Le seul fait de rêver est déjà important
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
Et d'oublier ce qu'il faut oublier"
Jacques Brel envoi de Geneviève C.

ET POUR FINIR PAR UNE HISTOIRE
Dans une région ravagée par le choléra, un officier du service de santé de l'armée visite une caserne.
Il interroge un sous-officier : "Quelles précautions observez-vous pour rendre l'eau potable?"
- Eh bien, d'abord nous la filtrons.
- Très bien. Et après?
hebergeur d image - Nous la faisons bouillir.
- Parfait. Et ensuite?
- Pour ne courir aucun risque, nous buvons de la bière!


le mot | les échos| pour finir| post-scriptum
POST-SCRIPTUM EN FORME DE POESIE

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.


Charles Cros
Le Hareng Saur
Pour en savoir plus sur Charles Cros :http://web.poetes.com/cros/

BONNE SEMAINE



continuer avec : "fantasme"